En réduisant nos craintes de nous présenter dans notre authenticité, corps et âme, nous en retirons un sentiment de liberté et de confiance dans la vie. Nous osons être à l’écoute de ce qui nous fait du bien et nous procure du bonheur. Je ne suis pas en train de prôner l’hédonisme comme doctrine, ni de prendre le « bon sauvage » comme modèle de vie. Cette réflexion ne se situe pas dans le champ d’une philosophie ou d’un idéal, mais dans une approche de soi par l’expérience et le ressenti.

Les forces de vie

A l’écoute de nous-mêmes, nous percevons très clairement que des forces de vie sont à l’œuvre à l’intérieur de nous et nous portent à vouloir vivre dans la joie, alors que d’autres forces freinent leur expression (voir par exemple la description de ces forces par la Psychologie Biodynamique. L’enfant manifeste pleinement l’élan de vie au travers de tout son corps, accompagné des qualités de spontanéité, de non jugement et de confiance. Le germe de notre énergie vitale se situe dans le chakra-racine. Le deuxième type de forces inclut les peurs et croyances limitatives acquises au cours d’une éducation basée sur la crainte plus que sur la bienveillance et l’amour. L’expérience de la psychologie biodynamique nous enseigne que l’accueil de l’énergie vitale en soi se manifeste par la sensation de plaisir, plaisir sain de sentir couler la vie sans entraves dans tout son corps, en lien avec l’esprit et le cœur. C’est le plaisir manifesté par l’enfant qui danse, chante ou joue, le bébé qui regarde ses mains, c’est la joie bénéfique et nourrissante du contact avec l’eau, avec la nature, etc. A ne pas confondre avec le plaisir factice destiné à échapper à nos tensions profondes, sorte de soulerie qui laisse amer ou vide.

La renaissance des sens

Savourer par le corps et les sens est une des composantes de cette joie de vivre : se sentir heureux à la vue d’un paysage magnifique, être transporté par une musique, avoir envie de toucher un tissu ou de modeler la terre, sentir la détente dans un bain d’eau ou de soleil. Sentir combien c’est bien meilleur quand on est nu. Dans d’autres moments, prendre plaisir à porter un vêtement agréable, une belle robe par exemple. Dans ces petits moments simples, je me sens uni à la vie, j’apprécie la vie. Faire l’expérience du naturisme nous pose devant le choix d’accueillir notre énergie vitale. Quelle place sommes-nous décidés à donner dans notre vie au plaisir, à la joie, au bien-être, à la simplicité, à l’authenticité ? Si la réponse est « de plus en plus de place », alors laissons-nous guider par nos sensations. Nous pouvons identifier ce qui nous rapproche de notre énergie vitale et de l’expression de notre enfant intérieur par ce qui nous procure cette impression de légèreté, d’ouverture, d’expansion, d’élévation, de présence dans le moment présent.